Cambodge 2017 Battambang

Je m’appelle Camille et je viens du Sud-Ouest de la France. Dans le cadre de mes études, j’ai l’occasion de consacrer un semestre de quatrième année à un projet humanitaire. J’ai choisi le projet d’ASODIA car le contexte et les missions proposées m’intéressaient, ainsi que pour l’enrichissement à la fois humain et technique que cela va m’apporter.

ASODIA AU CAMBODGE :

La mission se déroule dans la province de Battambang, dans le nord-ouest cambodgien.  Elle a commencé en juin 2016. Cependant, l’ASODIA est présente dans le pays depuis juin 2014 afin de réaliser des repérages et de définir des besoins. Il a été observé que les filières porcines et avicoles de la région pourraient être développées. L’association a décidé de se concentrer sur la filière porcine, car d’autres associations se focalisaient sur la production de volailles.

Dans le domaine agricole, le Cambodge est principalement confronté à un problème : les producteurs vendent leurs cultures au Vietnam et à la Thaïlande. Ensuite, ces mêmes pays revendent aux agriculteurs cambodgiens des aliments porcins produits à partir de leurs cultures à des prix exorbitants. En France le prix de l’aliment est de 500€ la tonne en moyenne, au Cambodge il avoisine parfois les 1500€/tonne.

En 2015, l’association a monté un dossier pour créer une usine d’aliments à Battambang. L’usine a été construite et mise en route en mars 2017. Les agriculteurs viennent acheter leur aliment à l’usine.  Outre le fait de produire un aliment nettement moins cher que ceux du marché, l’usine permet aux agriculteurs de se rencontrer et d’échanger sur leur production.

MES MISSIONS :

Mon stage en solidarité internationale s’articule autour de trois missions. Mais l’association ne peut prédire la mission où elle aura le plus besoin de mon concours. Il est donc probable que j’ai à travailler sur tous ces projets, à des degrés d’implication divers.

Tout d’abord, il s’agit de lister la clientèle potentielle de l’atelier porcin par cartographie SIG.

Ensuite, l’association veut préparer le transfert de l’atelier de fabrication à la population. Mais avant cela, il faut améliorer la logistique de l’atelier sur les volets administratif, comptable et technique. L’atelier étant récent, de nombreux éléments sont à mettre en place avant la passation. De plus, il faudra choisir à qui l’atelier sera cédé : à un groupement d’agriculteurs, à un seul agriculteur, à un intervenant extérieur ou bien à un employé actuel de l’atelier.

Enfin, la dernière mission consiste à mettre en place des plans de formation des agriculteurs pour le développement de leur filière. Ces formations d’une journée devront aborder des thèmes divers comme l’alimentation, mais aussi les bâtiments, les maladies… L’agriculteur pourra repartir avec des fiches techniques récapitulatives. Il faudra définir des prérequis pour participer à ces formations, mais aussi des moyens de contrôle pour savoir si la formation a bien été intégrée par l’agriculteur.

Pour conclure, je souhaite mener à bien ce projet humanitaire. A travers le travail au contact des populations dans le besoin, ainsi que la découverte d’une culture très éloignée de la nôtre, ou encore l’apprentissage de pratiques agricoles différentes, j’espère pouvoir développer mon ouverture d’esprit. Je suis consciente des difficultés que je pourrais rencontrer lors de la réalisation de ce projet, mais cela sera forcément bénéfique pour mon avenir. Cela va me permettre de mettre en pratique les connaissances techniques acquises sur ces 3 dernières années et de réaliser ce projet, qui représente, en quelques sortes, l’aboutissement de ces années d’enseignement agricole.